vendredi 4 avril 2014

Nîmes : situation alarmante d'une famille arméno-russe

Trêve hivernale : cinq écoliers SDF de plus à Nîmes
SIMON-JACQUES TRIGANO
04/04/2014, 08 h 38 | Mis à jour le 04/04/2014, 08 h 50

 Trois familles étrangères sont menacées d’expulsion. Le quartier se mobilise.

Jeudi, dès la rentrée des classes, équipe éducative, parents d’élèves, associations et politiques s’étaient donné rendez-vous devant l’école élémentaire Léo-Rousson pour manifester leur soutien et surtout leur indignation vis-à-vis de la menace d’expulsion, qui pèse sur trois familles, de leur hébergement d’urgence de l’hôtel Marguerite.

"Le 115 n’a aucune solution d’hébergement à proposer"
Ivan Carcenac, enseignant

Pour l’une des familles, dont le père est Russe et la mère Arménienne, arrivée en France il y a quatre ans et demi, "c’est la deuxième fois depuis novembre que la situation est alarmante. L’ancien préfet, M. Bouziges, s’était engagé à trouver une solution mais force est de constater que cinq mois plus tard, rien a bougé", explique brièvement Ivan Carcenac, enseignant, avant d’être tenu de se taire (devoir de réserve) dès la sonnerie. "Le 115 n’a aucune solution d’hébergement à proposer. Ils n’ont même pas de tentes à prêter !", conclut-il.


Ni expulsables, ni régularisables

La quarantaine de personnes présentes sur le parvis de l’école partagent ce sentiment. Leur générosité a permis de prolonger un peu l’hébergement de ces familles.

Le problème, pour cette famille en particulier, est que ce sont des " “ni-ni”, ni expulsables ni régularisables. Ils ne peuvent ni aller en Russie, qui refuse les réfugiés arméniens, ni aller en Arménie, qui refuse les Russes. Et ils ne remplissent pas les conditions nécessaires pour pouvoir être régularisés ici, en France. C’est un cul-de-sac", se lamente Julien Joly, directeur de l’école, qui témoignait ici en tant que "citoyen". "J’ai joint le délégué du nouveau préfet au quartier du Clos-d’Orville, Thierry Vernet, et il m’a assuré que le dossier serait rapidement sur le bureau de M. Martin", poursuit-il.

Hébergement prolongé à titre exceptionnel

La préfecture a rappelé que cette famille, "déboutée du droit d’asile (en appel, NDRL), ne peut plus bénéficier d’autres types d’hébergement financé par l’État. Toutefois, à titre exceptionnel, l’hébergement par le 115 a été prolongé jusqu’à lundi prochain pour cette famille et pour huit autres, afin de permettre aux services concernés de faire un point sur le dossier."

Seize familles dans la même situation sur Nîmes

Raphaël Perez, du Club de lutte nîmois, explique qu’Ismaël, le père d’une des autres familles, "œuvre énormément au sein du club. Nous souhaitons l’embaucher en tant qu’entraîneur depuis un moment déjà mais il n’est pas sur le territoire depuis assez longtemps, on marche sur la tête !". Tchétchènes, Ismaël et sa femme sont parents de quatre enfants, dont deux sont nés en France et trois scolarisés à Léo-Rousson. Seize familles sont actuellement dans une situation similaire sur Nîmes, précise Yves Carel, de Réseau éducation sans frontières.
Source : http://www.midilibre.fr/2014/04/04/treve-hivernale-cinq-ecoliers-sdf-de-plus-a-nimes,844158.php

Voir également : Le régime bananier et nationalitaire arménien refuse d'accueillir une famille mixte arméno-géorgienne

L'épuration générale des minorités ethniques en Arménie