jeudi 1 mai 2014

La destruction de la tour d'horloge d'Adana




Klaus Kreiser, "Les tours d'horloge ottomanes : inventaire préliminaire et remarques générales", in François Georgeon et Frédéric Hitzel (dir.), Les Ottomans et le temps, Leyde, Brill, 2011, p. 65 :

"Le thème de la voix de l'Etat se faisant entendre partout et toujours est exprimé également dans l'inscription figurant sur la tour de la ville d'Adana. Un certain Fânî Efendi explique sous une forme versifiée :

Bir muazzam eserdir ki, misliyok, naziriyok,
Zahiren saat çalar, manen hükümet seslenir.
C'est un ouvrage inestimable, comme on n'en a jamais vu,
En apparence il donne l'heure, mais en réalité il porte la voix du gouvernement.


Abidin Pacha, le commanditaire, Albanais de naissance, fut le représentant du gouvernement central à Adana, de janvier 1881 à octobre 1885. Selon le témoignage des sources locales, la cloche qui portait loin rythmait les heures de la vie civile et celles de la vie religieuse. La tour fut construite en 1882 dans le cadre d'un projet de rénovation urbaine, lequel prévoyait un élargissement des rues. Détruite sous l'occupation française par des Arméniens locaux en tant que symbole de la période hamidienne, elle fut reconstruite en 1925."

Voir également : Les Arméniens de Cilicie (dont les volontaires de la Légion arménienne), d'après les officiers français

Le prétendu "massacre jeune-turc" d'Adana en avril 1909

Le règne du "sultan rouge" (sic) Abdülhamit II (Abdul-Hamid II) : une "belle époque" pour les Arméniens ottomans hors d'Anatolie orientale

Abdülhamit II (Abdul-Hamid II), un sultan entouré d'Arméniens

La place des Arméniens dans l'Etat hamidien


La destruction des monuments culturels azerbaïdjanais de la ville de Shusha, occupée par l'Arménie

La destruction des monuments historiques azerbaïdjanais en Arménie

La destruction massive de l'architecture religieuse ottomane en Grèce

Le fanatisme destructeur des Grecs à l'encontre de l'architecture turco-ottomane