dimanche 18 mai 2014

La mère d'Abdülhamit II (Abdul-Hamid II) n'était pas arménienne, mais circassienne (contrairement à la légende arménienne)

François Georgeon, Abdülhamid II : le sultan calife (1876-1909), Paris, Fayard, 2003 :

"Au XIXe siècle, pratiquement toutes les femmes du palais impérial viennent du Caucase.

La mère d'Abdülhamid, Tirimüjgan, une Tcherkesse, ne déroge pas à la règle. D'après les témoignages de contemporains, elle avait les yeux verts, les cheveux châtain clair, un teint blanc diaphane, une complexion délicate. De santé fragile, elle meurt de la tuberculose alors qu'Abdülhamid a tout juste dix ans. Malgré les progrès de la médecine, la mort en effet ne cesse de rôder autour du palais impérial. Le père d'Abdülhamid, Abdülmecid, succombe à son tour de la tuberculose en 1861, à trente-huit ans, dans la pleine force de l'âge. Lorsque le prince monte sur le trône en 1876, sur les vingt-deux filles qu'a eues son père de différentes femmes, seize sont déjà décédées, dont douze avant l'âge de trois ans." (p. 25)

"Le sultan fait de la question des immigrés [réfugiés musulmans] une affaire personnelle. Peut-être le fait, il est vrai assez commun pour un prince ottoman, d'avoir eu pour mère une Tcherkesse le rend-il plus sensible au drame humain qui se déroule sous ses yeux ? Il fait tout pour aider les immigrés, finance de sa propre bourse l'installation de villages entiers, y fait construire des mosquées et des écoles ; symbole de cet attachement à cette cause, de nombreux villages sont appelés « Hamidiye » en son honneur. Devant l'ampleur de ces mouvements d'immigration, et les multiples problèmes humains, économiques, financiers qu'ils posent au gouvernement, Abdülhamid crée plusieurs commissions, dont en 1878 la Commission générale pour l'administration des réfugiés qu'il préside au Palais et qui pendant plus de quinze ans va s'occuper de faciliter le transport des immigrants et d'organiser leur établissement."
(p. 317)

Voir également : Abdülhamit II (Abdul-Hamid II), un sultan entouré d'Arméniens

Mimar Sinan, ce Turc ottoman qui n'était pas arménien (contrairement à l'allégation des racistes arméniens)

Le gaulliste Edouard Balladur est d'origine persane et catholique-ottomane, et non pas arménienne (n'en déplaise aux communautaristes arméniens démentiels et mythomaniaques)