vendredi 12 septembre 2014

Le cas du demandeur d'asile Vladimir Galstyan : "Risque de prison ou de mort en Arménie"

Indre
Darc : un des stagiaires menacé d'expulsion

13/08/2014 05:46

Châteauroux. Vladimir Galstyan est sous le coup d’une expulsion. Une pétition est lancée pour régulariser ce père de famille arménien, danseur à Darc.


Vladimir Galstyan fait partie des six cents stagiaires présents à la 39e édition du stage Darc. Il participe aux cours de hip-hop, de capoeira et de ragga jam. « Ici, je déstresse un peu. J'oublie un moment les problèmes que je rencontre, moi et ma famille », souligne cet Arménien de 42 ans, le visage marqué par les épreuves de la vie.

« Nous lui avons offert ce stage dans le cadre de nos missions d'éducation populaire. Vladimir suit les cours avec assiduité. C'est quelqu'un d'intégré qui offre des garanties. Il faut que la préfecture se penche de nouveau sur son dossier de régularisation », explique Éric Bellet, « patron » de Darc et conseiller municipal d'opposition Front de gauche.

" Risque de prison ou de mort en Arménie "


Depuis de nombreuses années, la vie de cet Arménien n'est pas un long fleuve tranquille. Aujourd'hui, il est placé en assignation à résidence par la préfecture, avant son expulsion, prévue le 22 août. En attendant, il doit aller pointer tous les matins au commissariat.
« J'étais un opposant au régime politique en place. J'ai reçu des menaces. Je craignais pour ma vie et celle de mes proches. J'ai décidé de quitter Etchmiadzin, où j'exerçais la profession de patron taxi », explique le stagiaire. En 2011, Vladimir rejoint la France et demande l'asile politique.
Après un bref séjour à Tours , Vladimir arrive à Châteauroux, bientôt rejoint par sa femme et ses trois enfants. Zemfira, âgée aujourd'hui de 20 ans, est scolarisée aux Charmilles, et sa sœur, Maryam, 12 ans, aux Capucins. Leur frère Arthur a séjourné au lycée agricole.
« Dès leur arrivée en France, ils ont entamé une demande d'asile auprès de l'office de protection des réfugiés et apatrides » (Ofpra), explique Dominique Guillaume, membre de Droit au logement (Dal), qui réclame une régularisation de toute la famille Galstyan. Tout comme la Ligue des droits de l'homme et un comité de soutien qui se battent pour la situation de la famille arménienne soit régularisée.
Durant toute l'instruction du dossier, les Galstyan ont été pris en charge par le Centre d'accueil de demandeurs d'asile (Cada). Mais, en 2012, la réponse tombe : la demande d'asile est rejetée. « L'Arménie est reconnue comme un pays sûr par l'Ofpra. Pourtant, s'il devait être expulsé, Vladimir risque l'emprisonnement, voire la mort », affirme le militant du Dal, qui ajoute : « Cette famille a montré,au sein d'associations caritatives et culturelles, sa volonté de s'intégrer . Les enfants travaillent bien à l'école. »
Une pétition pour régulariser la famille Galstyan a été lancée au sein du festival Darc par le comité de soutien. Pétition que l'on retrouve également sur Facebook et sur le site Internet de pétitions citoyenne Avaaz.org

Nous avons sollicité la préfecture. Hier soir, cette dernière n'avait pas répondu à notre demande.
M.M.
Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2014/08/13/Darc-un-des-stagiaires-menace-d-expulsion-2012676

Indre - Justice
Les familles de sans-papiers retiennent leur souffle

09/09/2014 05:29

L'avocat de deux familles sans papiers de Châteauroux, Julio Odetti, doit plaider leurs causes, ce matin, au tribunal de grande instance de Châteauroux. Expulsables depuis mars, celles-ci occupent des appartements du bailleur social Scalis, vacants et non loués en raison de leur vétusté. Elles espèrent obtenir un délai, « le temps que des solutions soient trouvées pour reloger toutes les familles », explique l'association Droit au logement (Dal 36). Dans le cas contraire, « ce sera l'expulsion des lieux », craint Gérald Prévost (NPA).
Parmi ces familles, figure celle de Vladimir Galstyan, réfugié arménien de 42 ans, père de deux enfants. Hier, une délégation du Comité de soutien à Vladimir, qui réclame sa régularisation, a été reçue par le secrétaire général de la préfecture. « On n'a reçu aucune assurance sur rien, regrettait, à la sortie, Dominique Guillaume, du Dal 36. Le dossier continue d'être étudié. » Entre-temps, la nouvelle d'un rendez-vous avec le préfet, fixé au 3 octobre, a été confirmée. Un signal positif ? « On peut l'interpréter comme ça. Tant que d'ici là, rien ne se passe. » Car Vladimir Galstyan est toujours sous le coup d'une procédure d'expulsion.

Bertrand Slézak
Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2014/09/09/Les-familles-de-sans-papiers-retiennent-leur-souffle-2039202