dimanche 26 avril 2015

"Négationnisme" à Saint-Pol-sur-Mer ? "Les Arméniens nient tout en bloc"

Saint-Pol-sur-Mer: deux ans de prison pour un violent home jacking

Publié le 04/04/2015

Nord Eclair

Le 11 avril 2014, à 22 h, la sonnette d’une demeure cossue de Saint-Pol-sur-Mer retentit. Le maître des lieux ouvre. Une scène d’une extrême violence s’ensuit. Deux hommes portant une cagoule, couteau à la main, sont là pour voler.


Voilà un an, un couple de Saint-Polois a vécu l’horreur. Il est 22 h, on sonne au portail. François, le mari, prend ses clés et ouvre la porte de la maison du quai Wilson pour voir qui se présente. Là, un homme encagoulé lui saute dessus. Il est armé d’un couteau.

Entendant son mari crier, la maîtresse de maison déboule. Un second homme s’en prend à elle. La dame arrache le bonnet qui lui masque le visage. Malgré la menace d’une arme de poing dirigée vers sa joue, elle fera une description très précise de son agresseur et des vêtements de celui qui maintient son mari au sol. Le couple sait aussi que les « visiteurs » parlent mal le français. D’ailleurs, celui qui s’en est pris à madame lui a tendu un petit texte. Il commençait ainsi : «  Il ne vous sera fait aucun mal si vous nous donnez vos bijoux et votre argent.  »

Courageuse, la dame s’exécute. Elle donne aussi 850 €. L’après-midi, elle avait retiré 1 000 €. «  Nous avions des anniversaires le week-end suivant et j’avais fait des achats dans la journée.  »

Quand, vers 23 h, les policiers interpellent les deux prévenus, la femme est formelle : Karen Grigoryan est son agresseur. Et celui qui l’accompagne, Babken Kazaran, est vêtu comme le second. De la même carrure, aussi.


De l’ADN sur la lampe-torche

Les policiers retrouvent sur lui moult clés de voitures de luxe. Ce qui pourrait expliquer pourquoi l’agresseur de l’époux lui a tordu le pouce pour arracher son trousseau. Mais jamais les enquêteurs ne retrouveront les armes et le butin.

Devant le tribunal, vendredi, comme lors des auditions, les Arméniens nient tout en bloc. Mais quatre fois, la femme reconnaît celui qui l’a tenue en joue.
Le soir des faits, en photo, lors d’une confrontation, et vendredi encore. Des traces d’ADN de Karen Grigoryan ont été identifiées sur une lampe de poche retrouvée dans la maison. «  J’en avais une quinzaine. J’en ai donné à des amis  », lâche-t-il. Son ami, lui, assure qu’ils ont été arrêtés alors qu’ils se baladaient, à proximité du foyer où il vit mais aussi près du domicile des victimes. Et puis, il «  n’était pas sans ressources  », il n’avait «  pas besoin de commettre de tels faits  ». Pourtant, en août 2014, le duo, libéré en raison d’une erreur de procédure, a été arrêté en train de voler de l’alcool à la caisse d’un supermarché. Pas de quoi arranger leur cas. Tous les deux écopent de deux ans de prison ferme. Grigoryan était déjà incarcéré. Kazaran l’a rejoint dans la foulée.
Source : http://www.nordeclair.fr/info-locale/saint-pol-sur-mer-deux-ans-de-prison-pour-un-violent-home-jna60b0n691291

Pour rappel : Home-jacking à Saint-Pol-sur-Mer : deux suspects bénéficient d'un vice de procédure