mercredi 25 mai 2016

Turquie : le député arménien Markar Esayan intègre le bureau exécutif de l'AKP

Turkish-Armenian deputy Markar Esayan among the new names in AK Party ruling board
DAILY SABAH
ISTANBUL
Published May 22, 2016

Markar Esayan, a Turkish-Armenian member of Parliament from the Justice and Development Party (AK Party) from Istanbul's second electoral district, was among the new names included in the party's MKYK at the party's emergency convention.


Esayan is among the 23 new members on the MKYK, which went through a major revision during the emergency convention at which Binali Yıldırım was elected the AK Party's new chairman with 1,405 of the 1,470 delegates' votes.

Nominated for both the June 7 and Nov. 1 elections, Esayan made his way to Parliament in both elections.


Born in 1969, Esayan started his career in journalism in 1997 in Armenian language daily Agos, where he also started writing columns in 2001. Esayan later started writing in Taraf daily, where he held positions of editorial coordinator and editor-in-chief. Since 2013, Esayan writes for Yeni Şafak daily.

Esayan also wrote columns for Daily Sabah from its foundation until he was elected deputy in June 7 elections.
Source : http://www.dailysabah.com/politics/2016/05/22/turkish-armenian-deputy-markar-esayan-among-the-new-names-in-ak-party-ruling-board

Voir également : Elections en Turquie : le journaliste arménien Markar Esayan est encore candidat sous l'étiquette AKP

Turquie : le journaliste arménien Etyen Mahçupyan est nommé conseiller du Premier ministre Ahmet Davutoğlu
 
Elections municipales en Turquie : le MHP poursuit sa politique arménienne traditionnelle
 
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La Turquie kémaliste et sa minorité arménienne
 
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dimanche 15 mai 2016

Eurovision : victoire de Jamala, chanteuse ukrainienne d'origine arméno-tatare

Jamala, la voix triomphante des Tatars et des Ukrainiens à l’Eurovision

Stéphane Siohan, Kiev
Publié dimanche 15 mai 2016 à 13:29.

Star dans son pays, la chanteuse, qui a gagné l'Eurovision samedi soir, représentait l’Ukraine, mais aussi le peuple tatar de Crimée, sur lequel la répression de la part des autorités russes ne cesse de s’accroître.
Portrait et propos

Si l’Ukraine devait arborer un visage, en ce troisième printemps post-révolutionnaire qui bombarde d’effluves de lilas les artères de Kiev, ce serait celui de Jamala: de jolis traits réguliers qui s’affichent partout dans la capitale, écho d’une tournée triomphale et symbole des attentes d’une population fatiguée par deux années de guerre, dans un pays en recherche de rémission et de victoires, toutes symboliques qu’elles soient.

Lire l'éditorial: Visions d'Europe à l'Eurovision

Samedi soir, à Stockholm, Susana Jamaladynova, 32 ans, «Jamala», a représenté, avec succès, l’Ukraine au concours Eurovision de la chanson. L’aimable tour de chant un brin suranné fait doucement sourire, mais à l’est du continent, il mobilise large et relève d’une véritable geste géopolitique. En Ukraine, plus encore, où en 2004, dans le sillage de la Révolution orange, une autre chanteuse, Rouslana avait remporté la compétition.

Cette année, les Ukrainiens y ont délégué une Tatare. C’est la première fois qu’un artiste issu de la minorité musulmane de Crimée va chanter à l’Eurovision: la chanson, 1944, évoque la déportation forcée de tous les Tatars en Asie centrale par Staline, alors qu’en 2014, la Russie a remis la main sur la Crimée lors d’un référendum sous menace des armes, et qu’elle participe en sous-main à une guerre hybride qui a causé plus de 9200 morts dans le Donbass.


«Horrible tragédie»

Dans ce contexte, les mémoires s’entrechoquent. «Cette chanson m’a été inspirée par l’histoire de mon arrière-grand-mère. 1944 est l’année d’une horrible tragédie qui a changé la vie de ma famille, confie la chanteuse sur un toit de Kiev, peu avant son départ pour Stockholm. Quand on l’a mise dans un transport à bestiaux, elle avait cinq enfants dans ses bras. Sa seule fille est morte pendant le trajet, et au lieu d’enterrer le corps, les gardes soviétiques l’ont jeté aux ordures.»

Jamala verra le jour, dans l’exil, au Kirghizistan. Elle a 8 ans lorsque l’URSS s’effondre en 1991 et que son père, à l’instar de la communauté, décide de retourner en Crimée pour construire une maison dans la région côtière d’Alouchta. «A chaque fois qu’on s’asseyait à table, ça parlait de la déportation, de la faim endurée, des morts, poursuit la chanteuse. Adolescente, je n’en pouvais plus de ces rengaines et de ce besoin de ressasser le passé.»
Diplômée du conservatoire de Simferopol à 14 ans, gorgée de folklore tatar, Jamala prend le chemin de Kiev, où elle poursuit des études d’opéra à l’Académie nationale Tchaïkovski. Alors qu’elle est destinée à rejoindre la Scala de Milan, la soprano fan d’Ella Fitzgerald se met à écrire, en tatar, en ukrainien et en russe, une musique teintée de soul, de jazz, de lyrique, d’orientalisme tatar et désormais d’électro. «Comme un cappuccino ukrainien!», sourit-elle, les doigts sur la tasse.
Demande russe d’exclure la chanson

«Avec l’âge, j’ai compris que 1944 était aussi mon histoire. J’ai écrit cette chanson il y a un an et demi, mais pas pour l’Eurovision», poursuit-elle. Jamala parle dans 1944 d’étrangers qui viennent dans les maisons, tuent, en refusant d’endosser la responsabilité de leurs actes. Un flash-back sur les rafles tatares du 18 mai 1944 qui a bouleversé les Ukrainiens alors que des mercenaires et des soldats russes combattent aujourd’hui dans le Donbass.

«Je ne suis pas une politicienne, il n’y a rien de politique dans ma chanson», insiste-t-elle, s’exprimant en russe, alors qu’en février dernier, la Douma de Moscou a demandé, en vain, aux organisateurs de l’Eurovision, d’exclure 1944 du concours. Le conflit entre une Ukraine en recherche de destin et la vision du monde russe a certes provoqué des crispations nationalistes, mais chez beaucoup d’Ukrainiens une profonde réflexion sur leur identité et leur vivre ensemble.

«Beaucoup de choses ont changé depuis deux ans, les Ukrainiens ont enfin commencé à se ressentir comme un seul peuple qui réunit tous ceux qui vivent en Ukraine, qu’on soit arméniens, juifs ou tatars, estime Jamala. Toutes les nationalités sont descendues sur [la place] Maïdan pour défendre l’Ukraine et s’y sont identifiées, car être ukrainien, cela signifie d’abord la liberté, et décider nous-même librement de notre futur.»
Etre Tatare et Ukrainienne n’avait rien d’évident

Pourtant, être Tatare et Ukrainienne n’avait absolument rien d’évident. Mais depuis l’annexion de la Crimée par la Russie, les Tatars, autrefois invisibles, sont devenus l’emblème du patriotisme ukrainien. «Cette considération nouvelle est une bénédiction, mais une bénédiction en trompe l’œil, mesure Jamala. Quand on possède quelque chose de longue date, on ne sait plus l’apprécier. Quand on le perd, on se met à pleurer, c’est ça l’histoire des Ukrainiens et des Tatars.»

L’esprit de Maïdan irrigue toujours cette construction nationale en cours, mais Jamala n’est pas dupe de la duplicité des élites au pouvoir. «Cette révolution nous a fait grandir en tant que peuple, l’enthousiasme était énorme, mais ça n’a pas marché; en ce moment les gens sont fatigués, redevenus méfiants envers le pouvoir, ils demandent à ceux qui gouvernent: qu’est ce que vous avez fait? Qu’est ce que vous avez changé? Où est-elle votre nouvelle Ukraine?»
Nouvel exode

Depuis 2014, Jamala n’est pas retournée en Crimée, où la répression sur les Tatars s’accentue. Depuis l’annexion, 28 individus sont emprisonnés, une vingtaine a disparu. Le 20 avril, la justice russe a interdit la Mejlis, le conseil représentatif des Tatars, sous couvert d’«extrémisme» et de «séparatisme». Pour les Tatars, un nouvel exode perlé a désormais débuté: 20 000 des 300 000 ressortissants ont fui la Crimée pour rejoindre l’Ukraine.

«C’est effrayant d’aller là-bas, je ne suis pas officiellement bannie, mais mes positions sur une Crimée ukrainienne font de moi une ennemie», raconte Jamala, dont la famille a décidé de rester, autour du patriarche, âgé de 90 ans et malade. «Et la maison, le potager, les grenadiers et les abricotiers du jardin, on ne peut pas laisser tout ça derrière nous! Mais si grand-père meurt demain, je ne sais pas comment je pourrai aller en Crimée.»

Lire également: A L'Eurovision, le sacre du talent

(Cet article a d'abord été publié le 14 mai 2016).
Source : http://www.letemps.ch/monde/2016/05/15/jamala-voix-triomphante-tatars-ukrainiens-eurovision

Le père de Jamala est tatar et sa mère arménienne :

"She is the daughter of a Crimean Tatar father and Armenian mother who married in Soviet Asia during the Crimean Tatar exile. Jamala’s family was among the estimated 250,000 Crimean Tatars exiled in 1944 on trumped up charges of collaboration with Nazi Germany."


Source : http://bunews.com.ua/lifestyle/item/ukraines-crimean-tatar-singer-jamala-promises-to-embarrass-putin-and-bring-stalins-crimes-to-eurovision

Stéphane Yerasimos avait évoqué le taux de mortalité élevé des nationalités déportées par Staline (40 % pour les Tchétchènes et Ingouches, selon lui).

Enclins à mettre en avant le rôle de certains Arméniens dans la résistance (communiste) en France (alors que des Azéris en furent également partie prenante) ou dans l'Armée rouge (les populations musulmanes d'Azerbaïdjan et d'Asie centrale furent également mobilisées), des ultra-nationalistes arméniens minimisent et justifient aujourd'hui cette déportation, sous le prétexte de la collaboration d'une partie des Tatars avec les occupants allemands.

Pourtant, les Arméniens de Crimée ont aussi été déportés (comme les Grecs et les Bulgares), pour le même motif :

"Pour les Arméniens Béria évoque la création à Simferopol d'une organisation de collaborateurs, dite Dromedar, présidée par le général arménien Dro, la formation de comités arméniens réclamant l'indépendance de l'Arménie, et de communautés religieuses arméniennes qui s'occupaient « en plus des questions religieuses et politiques, d'organiser parmi les Arméniens le commerce et la petite industrie. Ces organisations aidèrent les Allemands, entre autres en collectant des fonds pour les besoins militaires des Allemands » et pour aider à la constitution d'une « Légion arménienne ». (...)

Sitôt demandé, sitôt fait. Le 2 juin Staline signe un arrêté du Comité d'Etat à la Défense qui ordonne de « compléter l'expulsion des Tatars de Crimée en expulsant de Crimée 37 000 Bulgares, Grecs et Arméniens, complices des Allemands ». Staline ne fait pas de détail : Béria disait « une partie importante ». Staline fait le total des Bulgares, Arméniens et Grecs, arrondit au chiffre supérieur et les déclare tous complices des Allemands."
(
Jean-Jacques Marie, Les peuples déportés d'Union Soviétique, Bruxelles, Complexe, 1995, p. 107-108)

Ce qui dénote avec l'image résistancialiste et soviéto-compatible des Arméniens et Grecs, entretenue dans la gauche française et la droite pro-russe.

Voir également : La déportation des Tatars de Crimée par Staline
   
La déportation des Turcs meskhètes (Ahıska) par Staline

La déportation des Hemşinli (Hémichis), Arméniens islamisés, par Staline
 
Sud-Caucase soviétique : les déportations de divers musulmans dans les années 30 et 40

Les "opérations nationales" de "nettoyage" des frontières soviétiques (1935-1937)
 

Histoire des Arméniens : les déportations arméno-staliniennes d'Azéris

La déportation des Arméniens et Grecs de Crimée par Catherine II

Le dialecte arméno-kiptchak

vendredi 13 mai 2016

Provocation à l'Eurovision : la chanteuse arménienne risque l'exclusion

Eurovision : la chanteuse arménienne risque l’exclusion à cause du drapeau du Haut-Karabagh brandi

12/05 16:13 CET

  | mis à jour le 12/05 - 22:24

Iveta, la représentante de l’Arménie au concours de l’Eurovision, a provoqué un scandale, mardi, lors de la première demi-finale.Elle a brandi le drapeau de la république du Haut-Karabagh, qui lutte pour son indépendance. Le problème c’est qu’elle n’en avait pas le droit, selon le règlement du concours.
La chanteuse se défend en parlant de message pour la paix dans la région.

Iveta Mukuchyan:
“Tout ce que je veux dire, tout ce que je veux transmettre, c’est que, s’il vous plaît, je veux juste la paix à la frontière arménienne, je veux juste la paix. Et c’est pour cela que j’ai écrit cette chanson, je veux juste propager des ondes d’amour, cette chanson, c’est ce qui se passe à l’intérieur de moi.”

Sietse Bakker, organisateur du concours :
“Je l’ai dit très clairement : il est inacceptable d’avoir ce drapeau dans la Green Room lors de la grande finale. Et si cela doit se reproduire, il y aura des conséquences plus graves, qui peuvent effectivement conduire à la disqualification dans le concours cette année, ou une exclusion au concours de l’Eurovision pour les 3 prochaines années.”

Les seuls drapeaux autorisés sont ceux des états reconnus par l’ONU, ceux de l’Union européenne, les drapeaux régionaux, ceux du pays du participant, ainsi que l‘étendard arc-en-ciel.

Certains drapeaux sont strictement interdits dans le concours, qui a établi une liste noire. Parmi eux : la Crimée, le Kosovo, la Palestine, l’Ecosse, la Transnistrie, ou encore le Nagorno-Karabakh

Ce règlement a suscité des polémiques cette année lorsque Palestiniens, Gallois et Basques se sont aperçus que leur drapeau figurait sur la liste noire de l’Eurovision, au même titre que celui de l’organisation Etat islamique. L’UER a finalement courbé l‘échine et fait savoir qu’elle autorisait les drapeaux “nationaux, régionaux et locaux des participants, notamment gallois et same”. Peuple autochtone des pays nordiques et de Russie, les Sames – ou Lapons – seront représentés par la Norvégienne Agnete qui avait souhaité porter la bannière de sa communauté sur scène.
Source : http://fr.euronews.com/2016/05/12/eurovision-la-chanteuse-armenienne-risque-l-exclusion-a-cause-du-drapeau-du/

Voir également : Isolé et intolérant, le régime bananier arménien boycotte l'Eurovision 2012 et déçoit l'UER 

Karabakh : les forces arméniennes attaquent les civils azéris 
  
Le Haut-Karabakh, un conflit méconnu

La mainmise arménienne sur le Haut-Karabakh
 
Khodjali (1992) : à la merci des Arméniens

Histoire des Arméniens : élimination de la minorité azérie au Karabagh
 
Histoire des Arméniens dans le Caucase : le déchaînement de la violence nationaliste arménienne à l'occasion de la décomposition soviétique
 
L'histoire du Karabakh

Le douloureux problème des réfugiés azéris

jeudi 12 mai 2016

Selon un expert, l'économie arménienne est très en retard dans l'utilisation des TIC

Expert: Armenia falls behind in using IT due to monopolistic structure of economy
17:12, 11.05.2016
Region:Armenia
Theme: Innovations

YEREVAN. - Armenia strongly falls behind in using IT in economy, CEO of the Union of Information Technology Enterprises (UITE) Karen Vardanyan told journalists Wednesday.


In his words, the main reason is the structure of the country’s economy: it has small number of medium-sized enterprises competing with each other, and they are not strong enough to be able to order IT-solutions.


“Our main resource is the state, which orders systems of electronic management: we have established a consortium of 15 companies, which mainly cover the needs of the given market. The next resource is the army, and we saw that the IT application was not at the proper level here,” he said.

The main strategic problem lies in the structure of the Armenian economy, which should be changed. “It’s reasonable to use IT solutions if your work is in a competitive sphere,” he said adding that oligarchs and monopolists are interested by IT solutions only from the standpoint of the company’s security and workers’ control.
However, more serious solutions which will give competitive advantages aren’t demanded since the monopolists have nobody to compete with. Thus, according to Vardanyan, the issue of using IT can be solved only through changing the structure of the economy towards an innovative one.
Source : http://news.am/eng/news/326663.html

Voir également : L'Arménie, un pays mis en coupe réglée par les oligarques

Arménie : un oligarque proche du pouvoir tabasse un homme d'affaires... qui décide de ne pas porter plainte

L'ancien Premier ministre Hrant Bagratian affirme que l'Arménie possède des armes nucléaires

Former Armenian PM says his country has nuclear weapons
Home | Europe's East | News

By Georgi Gotev | EurActiv.com

10 mai 2016 (updated: 11 mai 2016)

Hrant Bagratyan, a former prime minister of Armenia, has claimed that his country has nuclear weaponry. The statement raises concern, as Armenia is technically at war with Azerbaijan, over the territory of Nagorno-Karabakh.


“Nuclear weapons are already created in Armenia,” Bagratyan said at a press conference on 29 April at the Armenian Media Center, an NGO, adding that Armenia has such potential.

“I say it as a note to Azerbaijan,” Bagratyan said.


The Media Center tried to clarify if we have that weapon, or Armenia has that potential, Bagratyan said. “I said what I said,” he added.

The ex-premier claimed that the war in Nagorno-Karabakh would continue, as Azerbaijan has substantial resources, and can sustain its efforts well into the future.

Bagratyan also spoke also about Armenia recognising the independence of Nagorno-Karabakh. A bill is reported to be in preparation in Yerevan, although it is clear that such a move would change nothing, and possibly make the situation worse.

Azerbaijan rejects the vote, accusing Armenia of trying to derail international peace talks.

Azerbaijan and Armenia fought a 4-day war in early April, which has been dubbed the April Fool’s War. The conflict was stopped mainly by Russian diplomacy, but skirmishes have persisted since.

Bagratyan said he believes that it is illogical to think that Azerbaijan will launch a large-scale war after the recognition of Nagorno-Karabakh. “Armenia has no other option than to participate in this war and to win,” he said.

Bagratyan was the prime minister of Armenia from 2 February 1993 until 4 November 1996. He was a member of the Pan-Armenian National Movement party (of liberal and anti-communist tendency). He has doctorate in economics, and is the author of seven books.

As Prime Minister, Bagratyan had a key role in the organization of his country’s military operations in Nagorno Karabakh, in the 1993-1994 war with Azerbaijan. The ceasefire, on 12 May 1994, was secured during his tenure.

Maayan Jaffe-Hoffman, director of international communications at Israel Democracy Institute, a leading Israeli think tank, wrote in the The Jerusalem Post on Sunday (8 May) that Bagrathyan’s statements should not be taken lightly.

Smuggling of nuclear material

Hoffman contends that on 18 April, just days before Bagratyan’s statements, the Georgian State Security Service arrested three Armenian nationals and three citizens of Georgia for attempting to illegally sell roughly $200 million of weapons-grade uranium 238.

“This recent arrest was not the first. Arrests of Armenians who have crossed into neighbouring Georgia have increased in the past two years, according to an article published last month by The World Post (a partner publication of The Huffington Post), causing alarm among nuclear non-proliferation experts in the US and elsewhere. Landlocked Armenians use Georgia for access to the Black Sea ports, which could be used to traffic nuclear material to the Middle East or anywhere else,” Hoffman writes.

She cites reports of Armenians arrested for attempting to smuggle and sell nuclear materials in Georgia.

“What’s more is that we don’t know from exactly where these Armenians are getting the nuclear materials. Until now, it was assumed that Armenia possesses no nuclear weapons”, she wrote.


Hofmann says that it is a known fact that Armenia has a nuclear power plant at Metsamor, which was built in 1970, ceased operations in 1988 and then resumed work in 1995.

She further quotes Mehmet Fatih Oztarsu, vice president of the Turkish Analytical Center for Strategic Outlook, who said that according to ecologists, seismic activity in this area makes operations at Metsamor nuclear power plant extremely dangerous.

But Hoffmann  adds that there is no evidence the material came from there. According to Hoffman, multiple reports, although unconfirmed, indicate that it might have come from Novosibirk, in Siberia.

“Armenia’s claim of a nuclear weapon – if one can constitute Bagratyan’s statements as such – will create legal and political problems for the country. Azerbaijan and Turkey will both need to deal with the legal and security ramifications of this statement immediately,” Hoffman argues.


Alexander Murinson, a senior fellow at the Begin-Sadat Center and Bar Ilan University, wrote in The Washington Times several days ago that Georgian authorities reported the arrest of an elderly Georgian man and several Armenian nationals — alarmingly suspected of being current or former members of the Armenian Security Service — who were attempting to smuggle and illegally sell some $200 million worth of nuclear-grade materials.

“The highly radioactive U-238 can be used to produce a myriad of deadly and destructive apparatuses, not the least of which is a dreaded “dirty bomb,” Mirinson writes.


“Some of this material entered Georgia through the Russia-annexed enclave of South Ossetia and was traced back to Russian facilities. This adds much credence to complaints by Georgia and Azerbaijan that their territories under separatist control, such as Abkhazia, Nagorno-Karabakh and South Ossetia, are being used for all manner of illegal smuggling from nuclear material to arms to narcotics,” Murinson wrote.

“Armenia is not a threat for the region of the world, instead, Azerbaijan and Turkey are threats of the region”, the Vice president of the Parliament of Armenia Eduard Sharmazanov stated on 10 May.

He said that statement by opposition MP Bagratyan had caused “much turbulence in Azerbaijan”.

“What Mr. Bagratyan said is his personal viewpoint, while the position of the Armenian authorities and the political elite is clear: we use the nuclear station for peaceful purposes for producing electricity”, Sharmazanov said.

A spokeswoman for the European Commission said she was not aware of the statements and repeated that the EU’s position is against nuclear proliferation.
Source : http://www.euractiv.com/section/europe-s-east/news/former-armenian-pm-says-his-country-has-nuclear-weapons/

Voir également : Le régime arménien prolonge la durée d'exploitation de la dangereuse centrale nucléaire de Metzamor
 
Arménie : la menace de la centrale nucléaire de Metsamor
 
Arméniens et trafics de substances radioactives

Arménie : controverse autour d'une nouvelle loi électorale

Հինգշաբթի, մայիսի 12, 2016 Ժամանակը Երեւանում 16:34

in English
Armenian Election Law Passed Amid Controversy

Tatevik Lazarian

Հրապարակված է՝ 28.04.2016

The National Assembly passed in the first reading on Wednesday a new Electoral Code which opposition parties say precludes the proper conduct of Armenia’s next parliamentary elections due in May 2017.


The parliament approved the crucial bill drafted by the Armenian government by 98 votes to 9, with 5 abstentions, after President Serzh Sarkisian’s Republican Party refused to make significant concessions to the opposition.


The two sides held a series of negotiations earlier this month on several changes to the code that were put forward by Levon Ter-Petrosian’s Armenian National Congress (HAK) and backed by other opposition parties and civic groups. The proposed changes were aimed at preventing serious vote irregularities.

The HAK said earlier this week that it could back the code if the ruling party agrees to meet only two of its demands: mandatory videotaping of voting and ballot counting and removal from voter lists of those Armenian nationals who live abroad. The latter measure would purportedly prevent multiple voting by government loyalists, one of the most serious forms of fraud reported in recent years’ Armenian elections.

The government and the HHK made other, less significant changes in the code before pushing it through the parliament. The opposition minority dismissed them.

The parliament’s pro-government speaker, Galust Sahakian, sparked another controversy when he refused to allow opposition lawmakers to make final statements on procedural issues right before the vote. They denounced that as a serious violation of the parliament’s statutes.


“This cannot be considered a legitimate law,” said Levon Zurabian, the HAK’s parliamentary leader. “This is a disgrace.”


Sahakian and one of his two deputies, Hermine Naghdalian, brushed aside the opposition protests.

The 2017 elections will essentially determine who will govern Armenia after Sarkisian completes his second and final presidential term in 2018. In accordance with Sarkisian’s controversial constitutional changes enacted late last year, Armenia will switch to the parliamentary system of government at that time.
Source : http://www.azatutyun.am/content/article/27704985.html

Voir également : Arménie : l'opposition attend une réaction plus ferme de l'Occident face aux résultats falsifiés du référendum

Fraudes lors du référendum constitutionnel en Arménie

Arménie : les partis oppositionnels et les ONG s'élèvent contre la tentative de Sarkissian de renforcer son pouvoir

Elections législatives en Arménie : l'OSCE critique les "manquements à la démocratie" du régime de Sarkissian