vendredi 24 avril 2020

"Génocide arménien" : les télégrammes secrets (authentiques) de Talat Paşa (Talat Pacha)




Fuat Dündar (partisan du qualificatif de "génocide" et de la thèse très en vogue de l'"ingénierie démographique"), entretien avec François Georgeon, L'Histoire, n° 341, avril 2009, p. 16-17 :

"Comme chercheur travaillant sur les documents de la bureaucratie des Jeunes-Turcs, je n'ai jamais trouvé d'ordre d'extermination dans les archives ottomanes que j'ai consultées. (...)

On sait que Talat a ordonné aux gouverneurs de Diyarbakir (le 12 juillet), d'Ankara (27 juillet) et enfin de toutes les provinces (le 29 août) d'arrêter les massacres [d'Arméniens en 1915]."


Kâmuran Gürün, Le Dossier arménien, Paris, Triangle, 1984, p. 258 :

"Note chiffrée envoyée le 12 juillet 1915 par le ministère de l'Intérieur au gouverneur de Diyarbakir :

« Ces temps derniers, des Arméniens de la province qu'on a fait sortir de la ville de nuit ont eu la gorge tranchée comme des moutons. Nous avons appris qu'il y a eu, selon les estimations environ 2.000 morts. Ceci doit être absolument empêché et nous demandons à être informé sur la situation exacte. » "


Şinasi Orel et Sürreya Yuca, Les "Télégrammes" de Talât Pacha. Fait historique ou fiction ?, chapitre III : "Les documents d'archives ottomanes", Paris, Triangle, 1986 :


"DOCUMENT AUTHENTIQUE NO LII

Télégramme chiffré du ministère de l'Intérieur aux préfectures de Hudavendigâr, Ankara, Konya, Adana, Alep, Sivas, Mamuretilaziz, Diyarbakır, Erzurum ; aux sandjaks d'Izmit, Maraş, Urfa, Zor, Kütahya, Karesi, Niğde, Karahisârisahib, Kayseri.

« L'objectif visé par le gouvernement en faisant déplacer les Arméniens de leurs lieux de résidence vers les régions prévues est d'empêcher leurs agissements contre le gouvernement et de les neutraliser afin qu'ils renoncent à leurs aspirations relatives à la création d'un gouvernement arménien.

« L'objectif visé par le gouvernement n'étant pas l'extermination des innocents, le gouvernement exige que toutes les mesures adéquates soient prises pour la protection des Arméniens pendant le transport et pour leur ravitaillement grâce aux allocations des émigrés. Il ordonne de ne plus déplacer les Arméniens, sauf ceux qui sont déjà en train de l'être, de ne plus transférer, comme il a été indiqué auparavant, les familles des soldats, ainsi que les artisans dont on a besoin et les Arméniens protestants et catholiques.

« Procéder immédiatement à des enquêtes judiciaires afin de punir sévèrement d'une part les personnes qui s'attaquent aux convois, qui commettent des vols, qui, emportées par des sentiments bestiaux, violent des femmes et d'autre part les fonctionnaires et les gendarmes qui les ont incitées. Limoger les fonctionnaires qui sont mêlés à ce genre d'affaires, les traduire devant les tribunaux militaires et communiquer leurs noms. Dans ce genre d'incident, la responsabilité incomberait à la préfecture/au sandjak.

16 août 1331 (29 août 1915)

Le Ministre de l'Intérieur. » "


Fuat Dündar, Crime of Numbers : The Role of Statistics in the Armenian Question (1878-1918), New Brunswick, Transaction Publishers, 2010, p. 119 :


"Les déportations ont été interrompues pour la première fois le 29 août 1915, à la suite d'une protestation des Etats-Unis d'Amérique. (...) Le lendemain de l'arrêt des déportations, un autre télégramme [celui daté du 29 août] a été envoyé dans la région, dans lequel il était indiqué que le but des déportations d'Arméniens "n'était pas l'anéantissement" des Arméniens, mais que ce plan d'action était suivi pour "empêcher cet élément de faire des tentatives et d'agir contre le gouvernement, et de le réduire à un état tel qu'il ne serait pas en mesure de rechercher la réalisation de son idéal national, qui était la mise en place d'un gouvernement d'Arménie". Des ordres ont été émis pour poursuivre ceux qui ont attaqué les Arméniens pendant les transferts et "les agents de l'Etat et les gendarmes qui les dirigent"."


Odile Moreau, La Turquie dans la Grande Guerre. De l'Empire ottoman à la République de Turquie, Saint-Cloud, Soteca/14-18, 2016, p. 209 :

"Aucune preuve dans les documents ottomans ne démontre l'implication du gouvernement ottoman dans les massacres [d'Arméniens]."


Sur Talat Paşa : Talat Paşa (Talat Pacha) et les Arméniens

Les assassinats de Talat Paşa (Talat Pacha) et de Simon Petlioura : la question de leur responsabilité personnelle dans les massacres dont ils ont été accusés

Après tout, qui se souvient de l'amitié indéfectible entre Talat Paşa (Talat Pacha) et Ernst Jäckh ? 
 
Talat Paşa (Talat Pacha), d'après diverses personnes

Sur son assassin : Le cas Soghomon Tehlirian : peut-on "lutter" pour la "justice" et la "vérité"... par le terrorisme et le mensonge ?

Sur les documents Andonian : L'authenticité pour le moins douteuse des documents Andonian (soi-disant "télégrammes de Talat Pacha")

Sur le faussaire Taner Akçam (qui a notamment déformé le sens des télégrammes du 12 juillet et du 29 août 1915) : Les méthodes frauduleuses de Taner Akçam
 
Les sources documentaires ottomanes et russes démentent les mensonges de Taner Akçam

Florilège des manipulations de sources dont s’est rendu coupable Taner Akçam

L'avertissement d'Edhem Eldem à Taner Akçam au sujet de sa méthodologie

Le sociologue ("genocide scholar") Taner Akçam sous le feu des critiques dévastatrices des historiens, en raison de ses méthodes frauduleuses