mercredi 10 mars 2021

Mevlanzade Rıfat : mensonges grossiers et antisémitisme



Jordi Tejel Gorgas, Le mouvement kurde de Turquie en exil : continuités et discontinuités du nationalisme kurde sous le mandat français en Syrie et au Liban (1925-1946), Berne, Peter Lang, 2007, p. 132 :

"Rifat Mevlazande (?-1930) est journaliste originaire de Sulaymaniya, en Irak. Durant la période ottomane, il est en contact avec les clubs kurdistes et écrit pour la revue Hetawî kurd. Durant l'armistice, Rifat Mevlazande collabore avec le gouvernement d'Istanbul. Il joue le rôle de liaison entre les différents comités kurdes et les organisations monarchistes turques en 1927. Plus tard, il devient l'un des agents de liaison entre les Kurdes d'Irak et ceux du Levant."


D. Valéry, "Lettre de Turquie : La presse turque : Ses origines - Son développement - Ses tendances Son évolution actuelle", Le Temps, 19 décembre 1930, p. 2 :


"Mais au lendemain de la proclamation de la constitution, en 1908, les journaux turcs prirent un essor que semblait favoriser le nouveau régime. Leur nombre et leur tirage augmentèrent. Ce fut une frondaison éphémère ; plus de mille journaux et périodiques vécurent l'espace d'un tirage. Seuls quelques anciens quotidiens poursuivirent leur publication.

C'est sous le gouvernement du comité « Union et Progrès » qu'apparurent les premiers journaux d'opposition. Ce furent le Serbesti (Liberté), dont le fondateur, Rifaat Mevlanzadé, mort récemment, figurait parmi les cent cinquante indésirables proscrits en 1924 par le régime républicain, puis le Volkan, à tendances réactionnaires, publié par le derviche Valdeti [Vahdeti, un des instigateurs de la tentative de contre-révolution meurtrière en 1909], qui expia par la pendaison son dévouement au sultan Abdul Hamid, dont la cassette privée entretenait ces deux feuilles."


Zémany, "Oiseaux migrateurs. — Formulaire de la versatilité politique. — Surprises et révélations.", La Patrie (journal ottoman de Jean Minassian), n° 30, 26 mai 1909, p. 245 :


"La tempête apaisée, les oiseaux reviennent ou veulent revenir. Tout un lot d'aigles de la loi ou de canards de la presse, — autrement dit de députés et de journalistes,— avait pris son vol vers le midi à l'approche de l'ouragan qui, par les plaines de la Thrace, se rapprochait de Constantinople [c'est-à-dire l'Armée d'Action de Mahmut Şevket Paşa, Enver et Niyazi]. Les paquebots propices les avaient reçus dans leurs flancs hospitaliers pour les débarquer, les uns sur les plages attiques, les autres sur le limon du Nil.

Pourquoi partaient-ils ? Combien étaient-ils ? On ne savait au juste. Mais on s'apercevait au fur et à mesure qu'ils n'étaient plus là. Les softa à turban qui s'en allaient se reconnaissaient sur le pont des navires, mais eux prirent la précaution de se tenir dans leurs cabines jusqu'à ce que le bâtiment fût au large. De Smyrne cependant, on signale le passage de Mévlanzadé, le directeur du Serbesti, qui continuait en mer ses manigances."


"Echos", La Patrie, n° 66, 10 avril 1910, p. 91 :

"Les réactionnaires

D'après l'Azadamard, Izzet Holo, ancien secrétaire et chambellan d'Abdul-Hamid, aurait formé au Caire une association politique, dans le but de fomenter des troubles en Turquie.

Munir effendi, ancien ambassadeur à Paris ; Faïk bey, ancien vali de Castamouni ; Sami bey, ancien photographe de la marine ; Mevlan Zadé, directeur du Serbesti, etc., seraient les principaux membres de cette association.

Le journal El-Moayad, acquis par Izzet Holo, doit, paraît-il, servir d'organe à ce comité."


Caner Yelbaşı, The Circassians of Turkey : War, Violence and Nationalism from the Ottomans to Atatürk, Londres-New York, I. B. Tauris, 2019, p. 136 :


"Certains membres de l'Entente libérale (à savoir Rıza Nur, Ali Kemal, Mevlanzade Rıfat, Nureddin Feruh et Sadık Bey) ont dû quitter l'empire après le coup d'Etat du CUP, le 23 janvier 1913, en réponse à une pression accrue du CUP. En outre, après l'assassinat de Mahmut Şevket Paşa ["accusé" d'être un Tsigane par le Mècheroutiette (dirigé par l'antisémite Şerif Paşa, futur nationaliste kurde), organe de l'Entente libérale], le 11 juin 1913, certains opposants au CUP ont été démis de leurs fonctions et d'autres arrêtés."


Hakan Özoğlu, Kurdish Notables and the Ottoman State : Evolving Identities, Competing Loyalties, and Shifting Boundaries, Albany, State University of New York Press, 2004, p. 83 :


"La menace d'un Etat arménien indépendant au Kurdistan semblait valider les activités de la SAK [Society for the Advancement of Kurdistan] aux yeux du gouvernement ottoman [en 1919], puisque les Kurdes avaient toujours été considérés comme une force d'équilibre dans la région contre toute menace arménienne à l'intégrité territoriale de l'empire. De plus, jusqu'en 1919, les gouvernements ottomans ne furent pas terriblement gênés par les activités politiques kurdes. Le gouvernement de Damat Ferit Paşa ne s'inquiéta de la propagande nationaliste de la SAK que lorsque les représentants kurdes demandèrent un soutien international à un Etat kurde en 1919. Le 10 juillet 1919, les représentants du gouvernement ottoman — Avni Paşa, le ministre du Département de la Marine ; Haydar Efendi, un ancien Seyh-ül-Islam (jurisconsulte en chef ) ; et Ahmet Abuk Paşa, un ancien ministre de la guerre — ont rencontré les membres de la SAK Sayyid Abdulkadir, Emin Ali Bedirhan, Mevlanzade Rifat, le capitaine Emin et le colonel Avni Bey. Les services de renseignement britanniques ont pu obtenir des informations sur le contenu de la réunion. Un rapport daté du 21 juillet 1919 nous informe que lorsqu'on lui a demandé d'expliquer la rencontre de la SAK avec les Britanniques sans l'autorisation du gouvernement, Mevlanzade Rifat a répondu :

D'après les principes wilsoniens, chaque nationalité avait le droit de travailler pour son propre bien-être et ... les Kurdes étaient convaincus que la seule puissance qui pouvait leur assurer la liberté et la sécurité était la Grande-Bretagne. Ils avaient donc jugé souhaitable de s'adresser aux autorités britanniques. [Mevlanzade Rifat] a demandé comment il était possible pour le gouvernement turc d'accorder une quelconque forme d'autonomie aux Kurdes, étant donné que les Turcs eux-mêmes n'étaient pas sûrs de leur propre avenir.


Visiblement, ce document laisse entendre que le gouvernement d'Istanbul a envisagé d'accorder l'autonomie aux Kurdes. Nous ne savons pas si le gouvernement ottoman était sérieux à ce sujet ou s'il essayait seulement de garantir la loyauté des Kurdes. Mais nous savons que, encouragé par les principes wilsoniens, la SAK cherchait ouvertement l'indépendance ou au moins l'autonomie en 1919. Il existe de nombreux articles et éditoriaux publiés dans Jin qui demandent l'indépendance ou l'autonomie. Par conséquent, contrairement aux organisations kurdes précédentes, nous pouvons à juste titre catégoriser la SAK comme la première organisation "nationaliste"."


Jordi Tejel Gorgas, op. cit., p. 249-250 :

"Dès 1926, le comité [Rowanduz] entre en contact avec les associations kurdes basées en Syrie grâce à une certaine perméabilité des frontières entre les deux pays. Paradoxalement, les négociations entre les deux comités kurdes [Rowanduz et Khoyboun] sont assurées par Vahan Papazian, à la fois au nom de la Ligue Khoyboun et du parti arménien Tachnak. La liaison entre Vahan Papazian et le comité Rowanduz est assurée en Syrie par Ali Ilmi [ancien homme de confiance de Şeyh Sait] et Rifat Mevlazande [cadre dirigeant du Khoyboun] lesquels doivent faire part des projets du Tachnak avant la tenue d'un congrès à Sulaymaniya au printemps 1928.

Toutefois, selon les agents de renseignements britanniques, le représentant arménien préfère signer tout de suite le traité de collaboration avec les membres du Khoyboun, « un instrument plus facilement maniable », pour ensuite tenter de rallier le comité Rowanduz à la cause kurdo-arménienne. Informés dans les détails sur l'entente entre le Khoyboun et le Tachnak par l'intermédiaire de leurs agents en Syrie, les membres du comité Rowanduz réagissent mal aux accords pris par les deux partis. D'une part, le comité Rowanduz voit d'un mauvais œil la subordination et la dépendance des nationalistes kurdes à la direction du parti Tachnak. D'autre part, le comité considère que le représentant du Tachnak, Vahan Papazian, reste trop vague quant aux objectifs politiques et territoriaux du parti arménien ainsi qu'aux éventuels appuis extérieurs à l'insurrection kurde. Ali Ilmi et Rifat Mevlazande laissent néanmoins une porte ouverte à l'entente kurdo-arménienne à condition que chaque partie garde son indépendance. Papazian, quant à lui, insiste sur la nécessité d'une union entre le Khoyboun et le comité Rowanduz afin d'obtenir une aide économique de la part de certains Etats occidentaux."


Yves Ternon, Enquête sur la négation d'un génocide, Marseille, Parenthèses, 1989, p. 148-149 :


"En février 1915, Chakir tient à Erzeroum une réunion avec ses principaux collaborateurs. Un rapport rédigé par un officier britannique, Andrew Ryan (« un homme qui a dirigé la politique anglaise en Turquie pendant plusieurs années et qui parlait bien turc ») décrit le conseil tenu à Erzeroum par les « pires criminels confirmés ». A cette réunion assistaient en effet les principaux vali impliqués dans l'extermination des Arméniens : Abdulhalik, vali de Bitlis ; Mouammer, vali de Sivas ; Djevdet, vali de Van et Tahsin, vali d'Erzeroum. Il y fut décidé de faire de l'Organisation spéciale orientale un corps autonome afin de contrôler les groupes de tchétés à utiliser dans cette région. Puis Behaeddine Chakir revient à Constantinople où est mis au point le programme d'extermination des Arméniens [qui n'a jamais existé, cf. les télégrammes secrets et incontestables de Talat]. On ne connaît ni la date exacte ni le contenu de cette réunion secrète du Comité central de l'Ittihad. Il est possible que, parmi les documents saisis au domicile du beau-frère de Chakir, se soient trouvés les minutes de cette réunion. Elles ont été publiées à Alep en 1929 dans un volumineux ouvrage, La face cachée de la Révolution turque, rédigé par Mevlan Zadeh Rifat, membre de la Ligue nationale kurde Hoyboun, et agent de liaison entre cette ligue et la Fédération révolutionnaire arménienne (Dachnaktsoutioun). Mais le texte de Rifat est bourré d'invraisemblances [on notera que Ternon, malgré sa relative honnêteté sur cette "source", ne se prononce ni sur les mensonges de Mevlanzade concernant son parcours politique (qu'une vérification élémentaire de son curriculum vitae suffit à mettre au jour), ni sur son complotisme virulent (fortement teinté d'obsessions judéophobes)]. Il a confondu les réunions tenues de juillet 1914 à juillet 1915. Un autre auteur, Sebouh Agnouni, a utilisé les mêmes sources dans son livre paru à Constantinople en 1921. Les dix pages publiées par Rifat se réfèrent à une réunion tenue en février 1915 mais elles font allusion à une série d'événements postérieurs comme les résistances [insurrections] de Van et de Chabine-Karahissar. Il en est de même d'une autre conférence qui aurait réuni Chakir, Nazim et le ministre de l'Education Ahmed Choukrou, au cours de laquelle aurait été exposé le mode de recrutement des bandes de l'Organisation spéciale."


Arnauld Hamelin et Jean-Michel Brun, La mémoire retrouvée, Paris, Mercure de France, 1983, p. 30-32 :

"(...) la mise en route d'un plan d'extermination systématique décidé par le parti Jeunes Turcs au cours d'une réunion spéciale qui se tint au mois de février 1915, sous la présidence de Talaat pacha. Mevlan Zade Rifaat, membre de l'Ittihad [il était en fait un opposant déterminé à l'İttihat ve Terakki/Comité Union et Progrès depuis au moins 1909, comme on l'a vu : il ne pouvait pas être présent à des réunions secrètes de responsables unionistes pendant la Première Guerre mondiale, puisqu'il était très bien connu et identifié en tant qu'opposant], raconte ainsi la réunion à laquelle il assistait :

Le premier à prendre la parole fut le Dr Nazim bey, l'idéologue du parti. C'était un « deunmé » (juif converti) [le docteur Nâzım Bey était en fait né dans une famille ethniquement turque de la Macédoine ottomane (à l'instar de Mustafa Kemal), son père (qui avait fait le pèlerinage à La Mecque) était un notable appartenant au clan tribal des Turcs vardars ; Nâzım était hostile au sionisme (réalité qui contredit fondamentalement le complotisme antisémite et antisioniste de Mevlanzade), bien que plutôt philosémite], d'une intelligence assez bornée, qui ne vivait que pour la réalisation du grand projet : « La Turquie aux Turcs ! » D'une voix tremblante il se mit à exposer son point de vue sur la question :

– Il faut, dit-il, agir promptement et résolument. Les Arméniens sont dangereux comme un abcès plein de pus. Au début, cette plaie venimeuse peut paraître inoffensive, mais si un chirurgien averti n'intervient pas à temps, elle ne peut conduire qu'à la mort.

Si nous nous contentons de massacres localisés à la manière de ceux que nous avons organisés à Adana
[ils n'ont pas été organisés par le CUP, tout au contraire, et Cemal a rétabli l'ordre de manière énergique et équitable (ce que même l'ultra-nationaliste arménien Zohrab était prêt à reconnaître sur le moment)] et dans d'autres régions en 1909 [il n'y en a pas eu], cette épuration loin de nous être utile ne pourra que nuire à notre cause, car elle risquerait d'éveiller les soupçons des autres éléments que nous nous proposons d'anéantir plus tard, à savoir les Arabes [il y aura des anticolonialistes arabes dans le Club oriental de Talat à Berlin, et dans le groupe d'Enver à Moscou], et les Kurdes [pour ne citer qu'un exemple : le Kurde Süleyman Nazif était alors gouverneur de Bagdad, il continua à servir le régime unioniste pendant le restant de la guerre (par ses écrits exaltant l'héroïsme des armées des Centraux), il fit partie des unionistes déportés par les Britanniques à Malte]. Le danger serait alors triplé et la réalisation de notre projet rendue plus difficile. Il faut extirper la nation arménienne tout entière et ne pas laisser un seul Arménien sur notre sol [des centaines de milliers d'Arméniens ont été exemptés de déportation en Anatolie et à Istanbul]. Il faut que le nom même d'arménien soit oublié. Nous voici en guerre et l'occasion est belle ! Nous n'avons plus à redouter la menace d'une intervention étrangère ni à prendre en considération les cris et les protestations de la presse mondiale. Avant qu'ils aient eu le temps d'esquisser un mouvement, le fait sera accompli et l'affaire close. Cette fois l'extermination sera totale, et il n'y aura pas de survivants arméniens. (...)"


Haluk Hepkon, "Komplo teorileri kime hizmet eder" (article critiquant les théories du complot déformant l'histoire des Jeunes-Turcs), Odatv4.com, 1er janvier 2012 :


"Donnons un exemple. L'un des articles sur lequel nous tombons à la suite d'une telle recherche est l'article de Jack Manueilan intitulé “Jews, Zionists Behind Armenian Genocide Holocaust”. Maueilan fonde ses thèses sur les écrits de Mevlanzade Rifat, un ami proche de Gerald Fitzmaurice [drogman de l'ambassade britannique à Istanbul, hostile au CUP et adepte des théories du complot juif], qui est considéré comme l'auteur principal des rapports de Lowther [Sir Gerard Lowther, ambassadeur britannique, lui aussi antisémite, à noter que le racisme anti-sépharade était prégnant dans le renseignement britannique à cette époque].[4] Selon Mevlanzade Rifat, les Juifs ont détruit la Russie au nom du bolchevisme et l'Empire ottoman grâce à l'İTC [CUP] établi par les Dönme.[5] (...)

[4] Pour l'article de Manueilan, voir. http://www.rense.com/general64/genoc.htm (dernier accès le 25.06.2011)

[5] Mevlanzade Rifat, Türkiye İnkılabının İçyüzü [précisément le même ouvrage de 1929 où Mevlanzade est censé "révéler" l'existence d'un plan d'extermination des Arméniens], Pınar Yayınları, deuxième édition, octobre 2000, p. 79. [on peut mentionner également sa brochure en langue française (et parue sous son vrai nom), au titre lourdement évocateur : L'Empire ottoman et les sionistes. Les Juifs qui ont ruiné la Turquie, Constanza (Roumanie), Institut graphique du journal Dobrogea Juna, 1923]"


Sur l'opposition "libérale" au Comité Union et Progrès (et notamment ses tendances racistes) : Les divergences du Comité Union et Progrès d'Ahmet Rıza avec la FRA-Dachnak (et le prince Sabahattin) au sein de l'opposition anti-hamidienne : la question de l'intervention étrangère et du terrorisme nihiliste
 
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Sur les sombres aspects des milieux réactionnaires ou nationalistes kurdes : L'antisémitisme kurde   
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
Sur l'antisémitisme et le racisme arméniens (sujets inépuisables, malheureusement) : L'antisémitisme arménien : quelques pistes à explorer

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Wikileaks révèle la prégnance du complotisme antisémite et antimaçonnique sur la scène politique arménienne en 2008 et plus particulièrement dans les médias pro-gouvernementaux

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Le problème du négationnisme (le vrai) en Arménie 

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Sur les relations des Jeunes-Turcs avec divers milieux juifs : Les Jeunes-Turcs et le sionisme

Une des "raisons" de l'antisémitisme arménien : la loyauté des Juifs ottomans à leur Etat, sous Abdülhamit II (Abdul-Hamid II) et les Jeunes-Turcs

Les antisémites arméniens croient dans l'existence d'un "complot juif" derrière la Turquie (hamidienne, unioniste et kémaliste), l'Allemagne wilhelmienne et la révolution bolchevique

Les Jeunes-Turcs, fidèles à la vieille tradition ottomane d'accueil des immigrants juifs

Le plan jeune-turc de peuplement juif de la Macédoine ottomane

Les Juifs ottomans durant la guerre italo-turque (1911-1912)

Lucien Sciuto et la fraternité turco-juive

Talat Paşa et les Juifs

Enver Paşa et les Juifs

Cemal Paşa et les Juifs

La déportation des Arméniens : une mesure conjoncturelle et temporaire

Sur un autre faux grossier : L'authenticité pour le moins douteuse des documents Andonian (soi-disant "télégrammes de Talat Pacha")