samedi 12 juin 2021

L'amiral Mark L. Bristol et les Arméniens



Anahide Ter Minassian
, "Le Sénat américain refuse un mandat sur l'Arménie (1920)", in Terres promises. Mélanges offerts à André Kaspi (ouv. col.), Paris, Publications de la Sorbonne, 2008, p. 251 :


"Ce n'est que lorsque la débâcle des armées blanches face aux bolcheviks fut patente en Russie que les Anglais s'orientèrent vers une politique de « cordon sanitaire ». L'Arménie est reconnue de facto par le Conseil suprême interallié (19 janvier 1920) et seulement le 23 avril par les Etats-Unis. De la conférence de Londres (février 1920) à la conférence de San Remo (avril 1920), les Alliés préparent et communiquent au grand vizir Damad Ferid Pacha les termes du traité de paix avec l'Empire ottoman, se partagent les champs pétroliers et ébauchent la frontière arméno-turque. A San Remo, où les Etats-Unis sont venus en observateurs, les Alliés demandent à Wilson d'accepter un mandat sur l'Arménie. Depuis le début de l'année 1920, la question du mandat bat son plein dans les milieux religieux et politiques américains et provoque un déluge de pétitions. A l'idéalisme wilsonien s'oppose la doctrine Monroe, ressuscitée par les républicains, ou le réalisme de l'amiral Mark Bristol, haut-commissaire des Etats-Unis à Constantinople, préconisant l'entrée en Turquie du business américain couplé à la défense des intérêts missionnaires [les missionnaires américains ont été fortement impliqués dans l'assistance humanitaire en faveur des Arméniens pendant la Première Guerre mondiale]."


Alexandre Khatissian, Eclosion et développement de la République arménienne, Athènes, Editions arméniennes, 1989, p. 214-215 :


"Mais je fus surtout profondément bouleversé par mon entrevue historique avec le vice-Amiral américain Bristol. Je dis "historique", parceque ses vues étaient opposées à celles prévalant alors ordinairement en Amérique et qu'il désapprouvait le rôle joué par le Président Wilson dans la conjoncture politique de l'Arménie.

Il demeure que toutes ses paroles et assertions se vérifièrent très peu de temps après.


Lorsque je témoignai à Bristol de ma profonde gratitude pour l'aide humanitaire considérable apportée par l'Amérique au peuple Arménien, il accueillit de bonne grâce l'expression de ma reconnaissance et il m'assura qu'il la transmettrait à son Gouvernement. Mais lorsque je formulai l'espoir que l'aide américaine s'étendrait à l'organisation politique de mon pays, lui rappelant à cette occasion les promesses du Président Wilson, l'Amiral Bristol déclara tout de go ce qui suit : "Wilson n'exprime pas tout à fait l'opinion de son peuple. Il dit des choses qui ne correspondent pas entièrement aux intérêts des Américains, ni à leurs vues. Ne vous faites pas d'illusions à ce sujet". "Je m'étonne, répondis-je à mon interlocuteur, d'entendre le représentant du Président Wilson exprimer pareille opinion !" Il me dit alors que le peuple américain allait manifester sa volonté aux prochaines élections et que ladite volonté ne serait certainement pas conforme aux idées de Wilson. Pour cette raison, poursuivit-il, les Arméniens se doivent de rechercher le moyen de se rapprocher des Turcs. Il me demanda si, par aventure, je n'avais pas entendu les Arméniens de Constantinople l'accuser de ne pas nous aimer et d'avoir une préférence pour les Turcs. Je répondis : "Oui ! j'ai entendu dire cela". A quoi il rétorqua que, d'une manière générale, il considérait de son devoir d'appeler l'attention des hommes politiques arméniens sur l'opportunité de chercher un rapprochement avec les Turcs, de modérer leurs exigences. Dans le cas contraire, de sombres lendemains les attendaient. C'était, pensait-il, de telles déclarations qui lui avaient valu la réputation d'être l'ennemi des Arméniens.

Je dois à la vérité d'ajouter, que le Général Harbord me donna, quant à lui, un conseil presqu'identique, mais de façon plus courtoise.
"


Pierre A. Moser, Les Arméniens, où est la réalité ?, Saint-Aquilin-de-Pacy, Mallier, 1980, p. 100 :


"Rapport Bristol

L'Amiral américain Bristol, Commissaire extraordinaire des Etats-Unis à Istanbul, devait déclarer : « Je n'arrive pas à comprendre qu'un comité puisse conseiller à la Turquie de céder une partie de son territoire à l'Arménie. Si cela se passe, il aura comme principe la raison du plus fort, ou bien, afin de punir la Turquie, une partie de son territoire où les Turcs ont la majorité de la population, sera laissée à l'administration d'une minorité. » "


Arnauld Hamelin et Jean-Michel Brun, La mémoire retrouvée, Paris, Mercure de France, 1983, p. 88 :

"Dans un rapport envoyé à Washington, l'amiral A. Bristol, haut commissaire américain à Istanbul, indique que les événements de Cilicie ont été grossis outre mesure dans des buts politiques visant à aider les efforts de fondation d'une Arménie indépendante qui fait partie des plans de morcellement de la Turquie. Le message télégraphique de l'amiral Bristol date du 10 janvier 1920 et porte le n° 122.

Dans un rapport daté du 25 novembre 1920, le général Gouraud, haut commissaire et commandant en chef des forces françaises en Syrie, souligne que les Arméniens mènent contre les Turcs une lutte acharnée et « se livrent à des massacres, saccages et incendies ».

Cette indication amène R. Mc Donell, un des responsables du Foreign Office, à faire l'observation suivante :

Il est dommage que cette révélation n'ait pas été faite auparavant."


Jean Schlicklin, Angora... L'Aube de la Turquie nouvelle (1919-1922), Paris, Berger-Levrault, 1922, p. 146-149 :

"Lorsque, le 13 avril 1919, le gouvernement local de Kars, grâce aux agissements des Anglais, dut quitter la ville, le général arménien Ossebian s'y installa avec ses troupes et le tachnakiste Gargonof prit le pouvoir.

Une longue série d'horreurs fut alors perpétrée et, puisqu'il s'agit toujours dans ce malheureux pays de pages sanglantes, il ne faut pas passer sous silence les faits suivants.


D'après les statistiques officielles qui furent, alors entre les mains des représentants des grandes puissances, tant au Caucase qu'à Constantinople, le bilan des épisodes tragiques fut à peu près le suivant jusqu'à la fin de l'année 1919 : 100 villages turcs brûlés et leur population, s'élevant à environ 135.000 habitants, exterminée en grande partie. Un petit nombre d'entre eux seulement parvenait à se réfugier en Azerbeïdjan.


Ces événements sont demeurés jusqu'à présent trop ignorés par l'opinion publique européenne. Les détails horribles abondent. Veut-on quelques exemples ?

Lors de l'occupation de Kars par les troupes arméniennes, 100 soldats musulmans étaient massacrés ; dans les villages environnants, les notables turcs étaient assassinés ou expulsés après confiscation de leurs biens. Au village de Hadgi Halil, huit chefs de famille musulmans étaient ainsi massacrés; 1.500 têtes de bétail enlevées et le pillage produisait une valeur de 200.000 livres turques.

Les femmes et les enfants qui réussissaient à fuir devant ces atrocités mouraient de faim et de froid dans les montagnes. Dans le seul district de Dikov, cinquante-huit villages étaient détruits et, d'après les témoignages recueillis, près de 15.000 malheureux étaient massacrés. Dans le district de Bardyz quinze villages subissaient le même sort et un millier de victimes s'ajoutaient aux listes tragiques.

Durant toute l'année 1920, les bandes arméniennes opéraient sans relâche. Le plan d'extermination systématique des populations musulmanes était sauvagement mis à exécution. Les Tachnakistes ne se contentaient pas seulement de poursuivre leurs exploits sur le territoire de la République arménienne, ils pénétraient jusque sur le territoire de l'Azerbeïdjan et dans le district de Kara-Dag incendiaient une cinquantaine de villages après avoir massacré la population. Ces actions menaçaient singulièrement la sécurité des habitants des provinces orientales de l'Asie Mineure. Le 24 septembre 1920, les postes turcs étaient attaqués, ripostaient vigoureusement et poursuivaient l'envahisseur dans la région de Sari-Kamiche, uniquement peuplée de Turcs.

L'agression avait pour objectif la prise d'Erzeroum. Kars était bientôt reprise par les troupes turques. Au cours de cette action, 3 généraux, 12 colonels, 16 capitaines, 55 lieutenants, 16 élèves officiers, 4 sous-officiers et 1.150 soldats arméniens étaient faits prisonniers. Parmi eux se trouvait le général Epremof avec son état-major. L'ennemi était poursuivi dans la direction d'Alexandropol.

Le commissaire américain à Kars adressait au commissaire américain à Constantinople le télégramme suivant :

« Kars, le 31 octobre 1921.

« Amiral Bristol. U. S. Navy Constantinople.

« Tous les Américains de Kars sont tranquilles et l'armée turque leur prodigue toutes les marques de la considération. Nous avons permission de continuer notre organisation comme par le passé. Les soldats turcs sont bien disciplinés et il n'y a pas eu de massacres.

« Edgard
[Edward] Fox,

« District Commander near Kars. »


Et, cependant qu'il continuait énergiquement son action, le Gouvernement d'Anatolie déclarait officiellement qu'il était tout disposé à résoudre pacifiquement les questions en litige intéressant les deux pays et qu'il était prêt à entrer en pourparlers à ce sujet. Il ajoutait qu'en revanche il était bien naturel que les Arméniens fissent preuve de sentiments analogues et adoptent, à l'égard de la Turquie, une ligne de conduite loyale et sincère."


Mark L. Bristol, lettre à James L. Barton (président du Near East Relief), 28 mars 1921 :

"En Syrie, j'ai eu une association très agréable avec le comte de Caix qui fait office de haut-commissaire car le général Gouraud est absent. Le comte de Caix est, bien sûr, le pouvoir derrière le trône, et j'ai été très agréablement surpris par sa capacité, sa franchise et son optimisme. En même temps, il ne se fait aucune illusion sur le travail difficile qu'il a devant lui. C'est de lui que j'appris pour la première fois que les Français s'étaient entendus avec les kémalistes et qu'ils retireraient les troupes françaises de Cilicie. De même, la frontière entre la Syrie et la Turquie sera établie sur des lignes beaucoup plus raisonnables que celles prévues par le traité de Sèvres. Il est très opposé à ce que des réfugiés arméniens de Cilicie soient autorisés à entrer en Syrie. J'étais tout à fait d'accord avec lui à ce sujet, sauf que je pense que les Français devraient garantir la sécurité des Arméniens de Cilicie et devraient évacuer de Cilicie les Arméniens qui ont particulièrement aidé les Français, et en particulier les Arméniens qui ont été licenciés de la Légion étrangère française ou ont été démobilisés après avoir servi dans l'armée française. Si vous pouvez exercer une influence à Washington, je vous suggère de travailler dans ce sens. Je pense que ce serait une grave erreur pour les Arméniens de paniquer et d'effectuer un exode général de Cilicie lorsque les Turcs reviendront au pouvoir. Je pense qu'il vaudrait beaucoup mieux que les Arméniens restent là-bas et que les Turcs soient obligés de leur accorder des droits appropriés.

J'ai visité Alexandrette et Mersine. J'y ai appris qu'un armistice avait été conclu entre les Français et les kémalistes, à partir du 19 mars, pour une durée d'un mois. Le résultat a été que les conditions se sont apaisées, bien que depuis le début de l'armistice un officier français et quelques soldats aient été tués et la voie ferrée ait été coupée. Mais à Mersine, par exemple, les combats qui se déroulaient presque continuellement jour après jour, juste à l'extérieur de la ville, ont récemment cessé. J'ai eu une conversation avec le Dr. Chambers, M. Applebee, chef du Y.M.C.A. [Young Men's Christian Association] Le Dr. Chambers était d'accord avec moi sur le fait que les Arméniens ne devaient pas évacuer la Cilicie et devaient user de toute influence auprès des Turcs au profit des Arméniens. Si les Arméniens commençaient à s'enfuir, cela encouragerait les Turcs à les attaquer, non seulement à cause de la peur manifestée, mais probablement dans l'espoir de chasser les Arméniens du pays. Cependant, si les Arméniens restaient en Cilicie, et que l'influence morale au moins de l'Europe et de l'Amérique s'exerçait sur les Turcs, je pense que les Arméniens s'en tireraient bien, à l'exception des individus qui ont été actifs dans l'opposition aux Turcs durant l'année passée.

Je vois que des rapports circulent librement aux Etats-Unis selon lesquels les Turcs ont massacré des milliers d'Arméniens dans le Caucase. De tels rapports sont répétés tellement de fois que mon sang bouillonne. Le Near East Relief a les rapports de Yarrow et de nos propres Américains qui montrent absolument que de tels rapports arméniens sont absolument faux. La circulation de tels faux rapports aux Etats-Unis, sans réfutation, est un scandale et fait certainement plus de mal que de bien aux Arméniens. Je pense que nous devrions décourager les Arméniens dans ce genre de travail, non seulement parce que c'est mal, mais parce qu'ils font du tort à eux-mêmes. En plus des rapports de nos propres secouristes américains qui étaient à Kars et à Alexandrople, et des rapports d'hommes tels que Yarrow, j'ai des rapports de mon propre officier du renseignement et je sais que les rapports arméniens ne sont pas vrais. N'y a-t-il pas quelque chose que vous et le Near East Relief Committee pouvez faire pour arrêter la circulation de ces faux rapports ? J'ai été surpris de voir le Dr. McCallum envoyer un rapport dans ce sens depuis Constantinople. Quand j'ai attiré l'attention sur le rapport, il a été dit qu'il venait des Arméniens, mais le télégramme ne l'a pas précisé, ni que les rapports des Arméniens n'étaient pas confirmés par nos propres rapports. Je me trompe peut-être sur tout ; mais je ne peux m'empêcher de penser que non, parce que tant de gens ici, qui connaissent les conditions, sont d'accord avec moi sur le fait que les Arméniens et ceux d'entre nous qui nous nous prêtons à des rapports aussi exagérés, faisons la pire chose possible pour les Arméniens. Pourquoi ne pas dire la vérité sur les Arméniens de toutes les façons possibles ? Rendons-la publique et disons ce que sont les Arméniens, puis montrons notre sympathie et faisons tout notre possible pour faire de l'avenir de ce peuple ce qu'il devrait être pour des êtres humains. Je suis sûr que la masse des gens au pays croit que les Arméniens sont des chrétiens en termes d'actes et de morale, et qu'ils sont capables de se gouverner eux-mêmes. Vous et moi, et d'autres qui les connaissent, savons que ce n'est pas le cas. Nous croyons qu'ils sont devenus ce qu'ils sont par les conditions dans lesquelles ils ont été contraints de vivre, et nous voulons les sortir de ces conditions afin qu'ils puissent devenir chrétiens et capables de se gouverner eux-mêmes. Mais je ne peux pas croire que le bien soit jamais produit par le mal. Comme je l'ai déclaré au Dr. Peet [William Peet] et à beaucoup d'autres, je crois que tant que nous ne réfutons pas ces faux rapports faits par les Arméniens, ou que nous ne révélons et n'exposons pas les faits réels concernant la question arménienne, nous courrons le risque d'être accusés d'être complices de cette information. Le Dr. Peet et moi avons eu une longue conversation il y a environ un an dans le même sens, et je pense qu'à la suite de cela, il vous a écrit. Je ne veux pas du tout paraître critique et vous le savez. Mais je me rends compte que nous sommes des êtres humains et lorsque nous réalisons la souffrance des Arméniens, nos sentiments nous font répondre à notre instinct humain, et surtout à nos idées américaines de fair-play, de sorte que nous oublions, et même souhaitons dissimuler, les défauts des Arméniens afin d'obtenir leur libération de l'oppression de la domination turque. Il se peut que je me trompe dans mon idée que la meilleure façon d'y parvenir est d'exposer pleinement ce que sont les Arméniens et ce dont ils sont capables, puis de s'attaquer à tout le travail de nettoyage de ce gâchis proche-oriental. (...)

Dès juillet dernier, j'ai signalé officiellement au Département qu'il y avait de forts sentiments bolcheviques parmi les Arméniens et que beaucoup d'officiers de l'armée avaient des sentiments bolcheviques. J'ai déclaré alors que ce n'était qu'une question de temps pour que l'Arménie devienne bolchevique. L'Arménie est devenue bolchevique et n'y a pas été contrainte par les Russes, bien qu'ils aient pu être influencés par la propagande russe. Les dirigeants bolcheviques représentent un parti, les dachnaks en représentent un autre et le Parti national-démocrate d'Arménie [probablement le Hintchak] représente un autre parti. En ce qui me concerne, je ne peux trouver que très peu de différences entre les leaders de ces différents partis. Alors que les dachnaks étaient au pouvoir, ils ont tout fait pour maintenir la marmite en ébullition, en attaquant les Kurdes, les Turcs et les Tartares [Azéris] ; en commettant des outrages contre les musulmans ; en ne donnant aucune représentation aux Molokes [chrétiens ethniquement russes] qui sont un facteur important dans la population de l'Arménie du Caucase ; en massacrant les musulmans ; et en volant et détruisant leurs maisons ; et enfin en lançant une attaque contre les Turcs qui a abouti à une contre-attaque des Turcs, puis les Arméniens ont déserté et se sont enfuis et n'ont même pas voulu défendre leurs femmes et leurs enfants. Les actes de l'armée arménienne à Kars ont absolument écoeuré nos Américains, y compris Yarrow. Au cours des deux dernières années, les Arméniens du Caucase russe n'ont montré aucune capacité à se gouverner eux-mêmes et surtout aucune capacité à gouverner ou à gérer d'autres races sous leur pouvoir.

Depuis plus de deux ans que je suis ici à Constantinople, j'ai eu l'occasion de voir presque tous nos Américains qui sont allés ou sont revenus du Caucase, et je pense que je peux dire sans risque que jamais l'un d'eux ne croyait que les Arméniens avaient la capacité de se gouverner eux-mêmes, et la plupart de ces Américains qui ont travaillé avec les Arméniens en sont revenus écoeurés.

Je ne suis pas dégoûté par les Arméniens, et je les plains ; mais je ne peux pas croire à l'idée de l'établissement d'une Arménie indépendante dans un pays où même pas 25 % de la population n'est arménienne. Je ne crois pas que les Arméniens soient capables de se gouverner eux-mêmes, et surtout ne devraient pas être autorisés à gouverner les autres ; et certainement, si l'une des autres races ici, dans cette partie du pays, est soumise aux Arméniens, elle sera soumise à l'oppression et aux outrages. Je crois qu'il faut aider les Arméniens, mais pas de cette façon. Je crois que si nous exposons tous les faits concernant la question arménienne, et que tous se combinent, nous pouvons obtenir l'aide des Etats-Unis pour eux. Cependant, tant que nous suivrons la ligne actuelle, je ne pense pas que nous réussirons parce que je ne pense pas que ce soit juste."

Source : https://www.ataa.org/armenian-issue-revisited/admiral-mark-l-bristol-to-dr-james-l-barton-1921

Sur l'amiral Bristol : L'amiral Mark L. Bristol et les Grecs

Le contexte de l'acquittement de Soghomon Tehlirian (1921) : conflit germano-polonais et volonté de rapprochement avec l'Angleterre de Lloyd George

Heath W. Lowry, "American Observers in Anatolia ca. 1920 : The Bristol Papers"

Les populations musulmanes et chrétiennes de Kars, au gré des fluctuations militaires et géopolitiques

Sur les sources américaines : Les témoignages américains sur la tragédie arménienne de 1915

Cemal Azmi Bey et les Arméniens

Tahsin Bey : protecteur des Arméniens, homme de confiance de Talat Paşa et membre de l'Organisation Spéciale

L'installation des déportés arméniens à Deir ez-Zor (1915)

Charles T. Riggs et la cessation des massacres d'Arméniens

Première Guerre mondiale : les efforts pour ravitailler et aider les déportés arméniens

Caleb F. Gates, la Turquie et les Arméniens

Les enquêtes diligentées par le gouvernement américain en Anatolie orientale (1919-1920)